J’en ai marre d’être lunatique.
Parfois j’ai envie d’attraper mon lunatisme et de lui tordre le cou, de lui exploser la mâchoire pour qu’il se la ferme.
Mais lui donner un grand coup dans la figure.
J’en ai marre de passer du rire aux larmes, de me laisser influencer par la moindre chose sans être capable de conserver une humeur équilibrée, marre de ne pas être quelqu’un de stable sur qui on peut compter. Moi je n’arrive pas à compter sur moi-même, alors c’est vrai que j’ai du mal à penser que les autres puissent le faire.
J’en ai marre des gens, j’arrête pas d’être déçue par eux en ce moment, ça m’énerve. Pas moyen de côtoyer des gens qui se respectent eux-mêmes, que des toutous serviles et rampants, des gens qui oublient un peu trop vite, des gens stupides.
Ah, je ne suis pas en train de dire que je suis mieux, juste que je suis fidèle à ce que je suis, et que je ne vais pas aller quémander à des cons, le museau baissé et la queue entre les jambes.
C’est pitoyable et inutile. Comme si on avait besoin de personnes de cette trempe là dans la vie. Si faux, si vains.
Tout miser sur les apparences, ça me fait penser à American Beauty. Et à Ségolène Royal (je la hais, si vous êtes partisans de « ooooh, c’est joliiii chez vouuus » dit d’un air très niais et très faux-cul, passez votre chemin) qui agite hypocritement la main sans rien comprendre à ce qui se dit autour d’elle. Tout va bien, le monde est beau, les gens sont gentils, on a pas du tout de problèmes, on n’a jamais été mieux.
Mais foutaises quoi, on est entourés de cons idiots et faux-culs, de gens qui changent dès que le vent souffle dans une direction différente. Elle est belle l’humanité.
[Mais Claire, Virgilia, Agathe, thanks to be true to yourselves.]